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lundi 17 décembre 2012
POLITIQUE : Les institutions ne fonctionnent pas bien et le mensonge risque de tuer la République
Le Gabon se porte bien, la tenue d'une Conférence Nationale Souveraine ne se justifie pas car les institutions fonctionnent normalement, disent les émergents. En supposant que ce soit vrai, l'on peut tout de s'étonné de constater qu'en dehors du vote des lois, le parlement gabonais ne joue pas véritablement son rôle, se contentant d'être un accompagnateur du gouvernement. Sinon, comment comprendre que les député émergents, n'aient jusqu'à présent pas interpellé le Premier Ministre, pour en savoir plus sur les 1 000 logements dont il avait annoncé la livraison pour décembre 2012 et sur certains volets de la déclaration de politique générale qui lui avait valu leur vote de confiance ? Bref, passons. Si les promesses non tenues et les choix politiques et économiques ne leur disent rien qui vaille, comment peuvent-ils être si indifférents devant certains scandales et jouer aux sourds muets aveugles, quand l'image du pays est ternie par des actes blâmables commis par l'exécutif qu'ils ont mission de contrôler.
Un parlement qui fonctionne normalement, aurait réagi comme le lui recommandent ses missions, face à la révélation faite par le service "Finance" de la prestigieuse entreprise " Yahoo" qui affirme qu’Ali Bongo Ondimba a empoché 25% du produit intérieur brut du Gabon ce qui en 3 ans seulement à la tête du Gabon, lui aurait permis d'amasser à lui tout seul, une fortune estimée à 700 milliards de francs CFA.
Cf, http://in.finance.yahoo.com/photos/8-of-the-richest-dictators-in-history-slideshow/ali-bongo-ondimba-photo-1348740985.html
D'autre part, alors que l'article 113 de la constitution dispose que :
Article 113 : "Le Président de la République négocie les Traités et les Accords Internationaux et les ratifie après le vote d'une loi d'autorisation par le Parlement et la vérification de leur constitutionnalité par la Cour Constitutionnelle.
Le Président de la République et les Présidents des Chambres du Parlement sont informés de toute négociation tendant à la conclusion d’un accord international non soumis à ratification",
Que dire donc du silence qu'observe le parlement face à l'accord international sur les objectifs, opérations et financement du centre transnational de recherche Gabon-Oregon sur l'environnement et le développement ? Cf. http://fr.scribd.com/doc/115134160/Contrat-de-financement-de-l-Universite-de-l-Oregon-par-le-Gabon et dont le préambule de cet accord énonce clairement ce qui suit :
PRÉAMBULE
Convaincus de la nécessité d'établir une relation universitaire et scientifique entre les universités et les établissements d'enseignement et de recherche du Gabon et de l'Université de l'Oregon aux États-Unis d'Amérique dans les domaines de l'environnement, la santé et le développement durable, le Gouvernement de la République gabonaise et l'Université de l'Oregon conviennent de conclure le présent Accord international sur les Objectifs, Opérations et le Financement du Centre transnational de recherche Gabon-Oregon sur l'Environnement et le Développement, dont les dispositions sont détaillées ci-après.
Une lecture de certaines closes liées à cet accord international appelle à ce demander si le gouvernement émergent est lui-même convaincu de faire une bonne affaire.
CHAPITRE PREMIER: OBJECTIFS ET ORGANISATION DU CENTRE TRANSNATIONAL
ARTICLE 1 - La mission du Centre est de développer la recherche collaborative, l'éducation et les partenariats publics de proximité entre chercheurs, étudiants et professionnels du Gabon et de l'Oregon (ainsi que d'autres partenaires américains et mondiaux) dans le but de s'attaquer aux problèmes urgents liés au développement durable, ainsi que les opportunités qui s'offrent au Gabon, et par voie d'analyse comparative, aux sociétés qui sont ou ont été confrontés à des défis similaires.Le Centre favorise de nouvelles formes d'enrichissement mutuel entre collaborateurs du Nord et du Sud, en appliquant les connaissances mondiales dans les domaines scientifique, de la formation et du service public pour s'attaquer au défi du développement durable, tout en mettant l'accent sur l'aspect local afin de promouvoir le bien-être des citoyens du Gabon et de l'Oregon, ainsi que d'autres communautés qui pourraient s'associer à nos partenariats divers.
ARTICLE 5 - Le Fonds est financé par le Gouvernement de la République gabonaise à hauteur de 15 307 219 868 FCFA (soit 20 millions de dollars américains) répartis comme suit: 15 millions de dollars sous forme de dotation permanente pour les opérations de base du Centre et 5 millions de dollars pour le démarrage effectif des opérations.
ARTICLE 16 - Le Gouvernement de la République gabonaise et l'Université de l'Oregon vont collaborer sur la planification, la conception et la gestion d'un nouvel édifice pour la branche de Libreville, qui sera construit sur le campus de l'Université Omar Bongo. Ce bâtiment sera financé par des ressources supplémentaires garanties par le Gouvernement de la République gabonaise.
ARTICLE 19 - Aucune partie ne sera tenue pour responsable en cas d'échec ou de retard dans l'exécution des obligations qui lui sont imposées; et un tel échec ou retard ne saurait être considéré comme une violation du présent Accord, s'il est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté ou, sur une base raisonnable, jugé inévitable.
Des institutions qui fonctionnement normalement et qui se respectent peuvent-elles fermer les yeux et la bouche, devant un accord international de dupes aussi flagrant ?
A moins d'être complices, ou soumis au chef de l'exécutif, la Cour Constitutionnelle et le parlement devraient pour l'un attirer l'attention du gouvernement sur l’inconstitutionnalité de cet accord, et pour l'autre, d'ouvrir des enquêtes parlementaires sur ces deux affaires afin de faire jaillir la lumière et d'éclairer l'opinion nationale.
Toutefois, il serait utopique de s'attendre à pareille réaction de la part des 116 pédégistes et leurs alliés représentants de leurs partis et non du peuple. Par contre, Mme Maganga Moussavou devrait se saisir de ces dossiers et réclamer la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour que les gabonais soient édifiés sur ces deux questions.
Au delà de tout, Reconnaissons que contrairement à ce qu'avancent les émergents, il est plus que clair, que les institutions ne fonctionnent pas bien et qu'une Conférence Nationale Souveraine s'impose pour refonder la République et la doter d'institutions fortes et démocratiques.
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