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jeudi 24 janvier 2013

UNE CONSULTATION COSMÉTIQUE ET THÉATRALE DONT PERSONNE N’A CRU

 
Croyant escamoter la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en préparation par les bons soins de la Société Civile libre et citoyenne, Ali Bongo et sa clique ont convoqué à la va-vite, sans ordre du jour, ni organisation préalable, une concertation politique qu’ils ont voulu nationale entre majorité et opposition. Mais le ridicule, qui aurait fait du Gabon un quasi désert s’il tuait, fut que même les participants les plus enthousiastes à cette concertation se sont plaints de l’impréparation de tout le monde, ce qui n’a laissé de place qu’à des allocutions ennuyeuses, par des gens sans envergure, sur des thèmes dérisoires. Tant et si bien qu’après cette «consultation» qui n’en fut pas une, même le secrétaire General du PDG au pouvoir, l’insipide Boukoubi, déclarera n’avoir pas été prévenu du contenu de cette «concertation»; confirmant bien qu’Ali Bongo a convoqué cette affaire sans l’avoir préparé ; ce qui ne surprendra personne dans la mesure où cette «concertation» n’avait pour objectif que de servir de cadre de facétie et de présomption en lieu d’une véritable assise de débat.

1. Ali Bongo sait-il ce qu’est une concertation politique?

Beaucoup de penseurs ont écrit sur la nécessite de la concertation politique en démocratie. Il est même conseillé aux gestionnaires de la chose publique et aux élus en tous genres, de tenir sur tous les projets qui touchent à la vie commune, tels santé, économie, éducation, urbanisme, défense nationale, préservation de l’environnement, code électoral etc., des concertations populaires. Les experts reconnaissent le besoin de concertation comme un nécessaire phénomène de société démocratique. La concertation constituant un enrichissement de la démocratie représentative par la participation populaire qui, en ricochet induit une bonne compréhension des enjeux par les administrés et un comportement d’adhésion à ces enjeux car il y a communion entre administrateurs et administrés. Quand elle est organisée par des gens pensants, la concertation doit permettre d'améliorer significativement la participation du public à la conception des politiques et des projets. Quand Ali Bongo organise une consultation politique au cours de laquelle il n’y a aucun débat et aucun réel ordre du jour, de qui se moque-t-il, si ce n’est de lui-même? S’il pense que sa pseudo consultation se substituerait à la CNS, il se trompe lourdement car ce projet suit son cours et aura lieu sous peu.



2. La Conférence Nationale Souveraine, une consultation nationale et inclusive dans les règles

La CNS que se propose d’organiser la Société Civile libre et citoyenne, remplira selon la procédure adoptée par les organisateurs, tous les critères d’une véritable consultation nationale. Le premier point est que les organisateurs ont obtenue l’adhésion des gabonais en amont, en organisant des campagnes de signatures qui ont vu des milliers de gabonais se déplacer pour aller s’inscrire sur les listes de ceux qui aimeraient participer à ces assises nationales et souveraines. Par cette démarche d’adhésion populaire, la CNS se propose clairement et sans ambiguïté, de promouvoir la participation des citoyens aux projets qui les concernent, par l'information la plus complète, l'écoute de leurs attentes ou de leurs craintes, l'échange et le débat. Vous voyez, chers lecteurs, qu’on est aux antipodes des amateurismes d’Ali Bongo car, ayant une cervelle et sachant s’en servir; les membres de la société civile libre et citoyenne ont jugé opportun d'améliorer le contenu de la CNS et faciliter sa réalisation, en y associant, dès l'origine, aux côtés des maîtres d'ouvrages, le plus grand nombre possible d'acteurs concernés: la population. Dès cet instant, le caractère souverain de cette CNS ne peut qu’être inévitable car le peuple littéralement porte ces assises à bout de bras.

C’est donc la CNS qui pourra permettre à l’ensemble des gabonais de réfléchir et d’échanger sur la situation spécifique du pays point par point, secteur par secteur; et c’est cette réflexion qui ira enrichir les propositions, dont la synthèse une fois adoptée, deviendra la matrice du futur Gabon. Cette démarche, Ali Bongo ne peut ni l’arrêter, ni même lui trouver un substitut!
 

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